Marie Jos Marlagé

Texte de Paul Fuks, Galerie Lee, rue Visconti, Paris 06, 2007

Aujourd'hui, elle nous donne à voir des poissons. Mais depuis quand se préoccupe-t-elle de poissons ? Non, elle est peintre et son souci est celui des peintres : créer un monde. Un monde à elle. Un monde encore jamais vu. Selon les voies de la peinture, par la création d'un espace et d'une lumière, où se confrontent des masses colorées, seules préoccupations du peintre. Chez Malargé les masses colorées - quelles soient cruches, pots, pommes, ou poissons - vivent ensemble. Jamais elles ne se heurtent, ne se mêlent, ne s'excluent. Toujours elles se respectent dans l'exploration d'une distance, lors d'effets de zoom, par lesquels elles se cherchent, s'approchent, se frôlent, se contournent, s'éloignent, jusqu'à ce que se mette en place ce vide idéal, médian, médiateur qui concilie, allie et noue le dialogue. Tout un monde et une manière d'être au monde…Où voyez-vous des poissons là-dedans ?